Depuis maintenant trois jours, je me rends au lycée, je dois forcer un blocus car je souhaite accéder au batiment où j'ai cours et le tout, parfois en me faisant huer et ce procédé s'avère être le même pour la minorité de mon lycée qui aimerait pouvoir étudier tranquillement. Quel est le lien avec tout ce bavardage précédent ? Posons le problème autrement. Suis-je pour le blocus des lycées ? Dans l'absolu, oui. Pourquoi donc ? Depuis le mois de septembre, le ministre de l'éducation, Xavier Darcos, s'évertue à créer une réforme pour les lycées. Une année de lycée serait divisée en deux semestres de 17 semaines de 30 heures. Et après ? Les rumeurs vont bon train : l'Histoire et la Géographie deviendraient des matières facultatives et tant d'autres choses. Pour sûr, nous avons déjà noté depuis quelques années la diminution du nombre de poste et cette réforme ne ferait que renforcer cette tendance. Les professeurs seraient-ils un jour alors peut-être poussé à devenir ambivalents ? C'est à croire. De plus, qui dit moins de profs, suppose plus d'élèves dans les classes ! Comme si 30 élèves n'était pas déjà suffisant; le problème en reviendrait même donc à l'incapacité d'accueillir davantage d'élèves dans l'espace d'une salle de cours. En résumé, les élèves choisiraient les matières qui leur plaisent et auraient un enseignement de celles-ci quelque peu aléatoire pour ne pas dire insignifiant. Mais encore une fois, ceci ne sont que rumeurs. Notre ministre ne s'exprimera que mardi 16; et d'ici là ? Le gouvernement n'agit pas, le ministre n'agit pas. Des lycées sont actuellement bloqués et cela apparait inaperçu. Déjà, de nombreuses grèves de la part des professeurs annoncaient tout ce grabuge. Mais non, le gouvernement est sourd aveugle et muet ? Non, le problème est de fond, cela dépasse le stade de l'ignorance volontaire. Le monde d'aujourd'hui agit mais ne communique pas; là est la principale raison de la dérive démocratique. Bien souvent, le peuple élit des intellectuels "compétents" pour diriger un pays; ils savent à quel point cela peut être difficile et pourraient opter pour une attitude plus tolérante. Mais non, la société de consomation nous a habitué à réagir, à être spontané, à vouloir tout, tout de suite et ce, de façon exubérante. Cependant, le gouvernement fonctionne de la même façon. Xavier Darcos "pond" une nouvelle réforme qui, dans l'immédiat, sera appliquée moins d'un an plus tard. Tant de choses dans la précipitation. On ne voit pas, on ne veut pas construire un avenir dans le long terme. Action, réaction. Seulement, cette élite à la tête de l'état mène une politique semblable, et ne prête plus attention aux attentes du peuple. Tout est un paraître, tout est superficiel, rien n'a de fond. La démocratie a viré à l'oligarchie par manque de communication. Les évenements actuels illustrent très bien ce problème. Les rumeurs courrent, se déforment et s'amplifient, et voilà que tout le monde est dans la rue, alors que la réforme officielle n'a pas encore été annoncée. La volonté d'immédiat provoque un manque de communication qui, finalement, ne semble qu'inutile et semble constituer en soi, une perte de temps. Donc on agit, sans réfléchir ? Presque. Et voilà. La démocratie mène à une oligarchie qui provoque un manque de communication qui à sa fin, creuse un gouffre entre les attentes du peuple et les actions du gouvernement (et inversement)
Ainsi, en Grèce, le gouvernement semble se borner et être désarconné face aux attentes du peuple et ne savent comment agir.
La démocratie capitaliste vient d'entamer son déclin. Et elle aura un terme, soyez-en surs, tout comme la royauté en a eu un. Nous n'auront pas la "chance" d'assister à l'avénement d'une nouvelle forme de gouvernement, nous ne ferons que subir le temps qui s'effile sous nos pieds. En espérant un futur meilleur pour des générations à venir.



